PÊCHE
Par Richard Monfette
Ma saison 2024 décortiquée
L’auteur résume sa saison de pêche et avec quelques anecdotes il parle de ce qui a le mieux fonctionné pour lui, ainsi que des leçons qu’il tire de ses différentes sorties sur l’eau.
PÊCHE
Par Richard Monfette
Ma saison 2024 décortiquée
L’auteur résume sa saison de pêche et avec quelques anecdotes il parle de ce qui a le mieux fonctionné pour lui, ainsi que des leçons qu’il tire de ses différentes sorties sur l’eau.
GRISE À LA CANNE À MOUCHE :
Pourquoi pas?
Ma première sortie de pêche de la saison a eu lieu au début d’avril au Lac Champlain du côté américain avec le guide Patrick Therrien. Pour cette journée de rodage de son embarcation et de ses équipements, nous avions comme objectif de capturer du touladi à faible profondeur et entre autres avec des cannes à mouche. Pour l’avoir fait à quelques reprises, je peux vous assurer que le plaisir de prendre les ombles gris avec ces cannes flexibles s’en trouve alors décuplé. Comme l’eau était encore froide (moins de 10 °C (50 °F)) beaucoup de truites se retrouvaient entre 10 et 20 pi de profondeur les rendant facilement accessibles même avec un équipement de pêche à la mouche. Toutefois pour nous aider à descendre nos leurres à une quinzaine de pieds, les moulinets étaient remplis de quelques longueurs de fil plombé. Justement question leurres, plusieurs ont été utilisés mais (et désolé pour les puristes…) le poisson nageur Rapala Husky Jerk de couleur Clown s’est vraiment démarqué dans une eau qui était encore passablement brune suite aux pluies des journées précédentes. En résumé lorsque la grise est à faible profondeur en début de saison, pourquoi ne pas tenter votre chance avec une canne à mouche? De notre côté nous n’avons pas utilisé de mouches en raison de la saleté de l’eau, mais dans les lacs aux eaux claires plusieurs gros streamers sont très efficaces. Il faut en profiter dans les premiers jours de la saison (là où c’est permis) car ce n’est pas très long que les touladis regagnent les profondeurs lorsque l’eau commence à se réchauffer et deviennent alors inaccessibles à la mouche ou avec tout équipement léger.
MOUCHETÉE À LA JIG:
Oui oui vous avez bien lu!
Pour une deuxième année consécutive j’ai réalisé une super pêche de belles mouchetées indigènes à l’ouverture de la saison dans les Hautes-Laurentides. Et encore une fois mon leurre fétiche fut simplement une petite tête de jig de 1/16 oz agrémentée d’une toute petite queue ondulante blanche, le tout utilisé avec ma canne à truite ultra légère d’une longueur de 4 ½ pi. Quel plaisir de prendre ces ogresses avec cette petite canne ultra flexible! Et en tant que maniaque de pêche au doré, quel plaisir aussi de déjouer ces ombles avec une technique que j’adore utiliser : la dandinette. Lors de la première journée les truites étaient très agressives et il était inutile de perdre son temps à ajouter un bout de ver à la présentation. Toutefois, le lendemain le simple fait d’ajouter un petit bout de ver sur la pointe de l’hameçon semblait faire la différence entre un ferrage réussi et une simple touche ratée. À la mouchetée ne sous-estimez jamais l’attrait des petits leurres de plastique souple!
L’auteur avec deux belles mouchetées indigènes capturées à la dandinette (voir photo en vignette).
DORÉ EN DÉBUT DE SAISON :
ne pas hésiter à modifier son approche!
Mes premières sorties de pêche au doré de la saison se sont déroulées dans la grande région de Montréal, plus précisément sur le lac des Deux-Montagnes. J’ai pu constater encore une fois que parfois les dorés préfèrent une présentation agressive à la traîne, que lente à la dandinette. En effet après avoir pêché les alentours d’une fosse (qui m’avait rapporté gros dans le passé) sans trop de succès, je décide de modifier mon approche à la jig et de plutôt pêcher à la traîne avec des poissons nageurs munis d’une bavette, histoire de bien gratter le fond en bordure de fosse. Mon père qui m’accompagnait utilisait un Hot’N Tot de Storm et moi un Tail Dancer de Rapala, de couleurs Green Fire UV pour le premier et Green Tiger UV pour le second; deux excellents coloris en eau trouble. Aussitôt le changement effectué il parut évidant que c’est exactement le genre de présentation qui allumait les dorés cette journée-là. Une belle limite de beaux percidés en plus de plusieurs lunkers graciés. Quand la finesse ne fonctionne pas au doré, allez-y avec une approche plus proactive ne serait-ce que pour en avoir le cœur net. Bien des fois c’est ce qui fera la différence entre une pizza et de bons repas du plus succulent de nos poissons d’eau douce…
L’auteur avec un beau doré leurré à la traîne à l’aide d’un poisson nageur Rapala Tail Dancer de couleur Green Tiger UV.
TRUITE BRUNE :
Soyez agressif!
Plusieurs pourvoiries ensemencent maintenant de la truite brune dans certains de leurs lacs au grand plaisir des pêcheurs. Je dis au grand plaisir, car j’adore pêcher cette truite qui est normalement agressive et en plus qui tolère assez bien les eaux plus chaudes. Lors de mon passage à la pourvoirie l’Auberge la Barrière il y a quelques années je me souviens comme si c’était hier du plaisir que j’avais eu à capturer ces bolides à faible profondeur. Nous étions au début juillet et les truites devenaient folles lorsque nous récupérions nos petits poissons nageurs Rapala Countdown truite brune à haute vitesse. Ce fut mémorable! Enfin encore plus récemment lors de notre passage à la pourvoirie la réserve Boismenu, mon père et moi avons de nouveau eu beaucoup de plaisir à déjouer ces torpilles brunes. Cette fois c’était à la traîne rapide, avec des mini poissons nageurs Rapala, en passant près des obstacles en bordure de rive que nous avons connu du succès. Questions couleurs, truite brune et truite mouchetée étaient imbattables!
Le père de l’auteur avec une belle brune leurrée à la traîne avec poisson nageur Rapala Countdow justement de couleur truite brune…
PLASTIQUE VS SANGSUE :
Savoir s’adapter!
Ceux qui me connaissent savent que je suis un pêcheur de doré qui adore la technique de la dandinette avec des leurres de plastique souple sans autre artifice. Il est très rare que j’utilise des appâts naturels car j’aime bien le défi de déjouer les dorés avec du plastique… Lors de mon passage à la pourvoirie le Domaine Shannon en juin dernier, nous avons pu comparer l’efficacité du plastique en comparaison à la sangsue. En effet notre guide Sylvain Danis, qui nous accompagnait pour l’occasion, est un fervent utilisateur de la sangsue. Il utilise tout de même le plastique souple à l’occasion, mais la sangsue demeure sa méthode préférée. Première journée, très léger avantage pour la sangsue, mais une lutte tout de même serrée avec le plastique souple. Deuxième journée, par une température magnifique, le plastique fait la barbe à la sangsue et remporte la palme du meilleur leurre de la journée; le Creeper Bloodworm UV de Rapala (Crushcity). Et troisième et dernière journée, par un front froid et une température largement sous la normale, victoire écrasante de la sangsue. En fait, les dorés boudaient complètement mes leurres de plastique souple. Tellement que je dû me résoudre à piquer une sangsue à mon hameçon… Morale de l’histoire, pour maximiser ses chances au doré il faut faire preuve d’ouverture et savoir s’adapter!
Un beau doré capturé par l’auteur avec un leurre de plastique souple Creeper de Rapala Crushcity lors de son passage à la pourvoirie le Domaine Shannon.
IMITATION VS ATTRAIT OLFACTIF :
Ver de terre à la rescousse…
En juillet c’est à la pourvoirie du Lac Lacroix que l’équipe de 100% CHASSE PÊCHE s’est retrouvée pour un reportage de pêche au doré. Lors de cette occasion j’ai eu la chance de pêcher en compagnie de notre collaborateur Réjean Lemay avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir. D’entrée de jeu Réjean m’a demandé ce que j’utilisais comme leurre et je lui ai fait un topo de mes préférés pour pêcher au Lac Lacroix. En gros il s’agit de leurres de plastique aux reflets argentés qui rappellent un peu le cisco (poisson-fourrage présent dans ce plan d’eau). Il me demande si j’utilise des vers et je lui explique que comme je tente d’imiter un petit poisson appât, le ver n’est pas nécessaire et qu’à la limite il pourrait même nuire à la présentation. Le voyage se passe admirablement bien et nous faisons une très belle pêche. Toutefois, lors d’un après-midi alors que j’agissais comme guide pour mes collègues, Réjean m’a démontré que ma théorie à propos de l’imitation la plus parfaite des poissons appâts n’était pas toujours juste… Alors que la pêche était plus difficile que lors des journées précédentes, Réjean décide d’ajouter un petit bout de ver à son imitation de petit méné en plastique souple. Ce fut la meilleure décision du jour et Réjean a réalisé en peu de temps plusieurs captures de beaux dorés alors que les autres pêcheurs, qui tardaient à ajouter des vers, trouvaient le temps long… Comme quoi la pêche n’est pas une science exacte et parfois il faut avoir confiance en son « feeling » du moment et ne pas avoir peur de faire preuve d’initiative!
Une belle pêche réalisée par Réjean au Lac Lacroix grâce à l’ajout d’un bout de ver de terre à son imitation de petit poisson en plastique souple.
MON COUP DE COEUR DE LA SAISON :
The Suspect
Lors de mes différentes sorties de pêche au doré de la saison il y a vraiment un leurre qui est sorti du lot. Il s’agit du nouveau leurre de plastique souple appelé The Suspect de Rapala. Ce dernier fait partie d’une nouvelle famille de leurres souples appelé Crushcity comprenant 9 leurres destinés pour la capture de nombreuses espèces dont bien sûr le doré. Concernant le Suspect il s’agit d’un petit leurre de finesse d’une longueur de 2 ¾ po doté d’une queue aplatie lui permettant de descendre lentement vers le fond après chaque tirade sur le fil. Il reste donc plus longtemps dans le champ de vision des dorés et c’est souvent la clé pour les convaincre de passer à l’attaque. Il est aussi doté de la technologie TPE (élastomère thermoplastique) qui lui procure une souplesse et une élasticité incroyables et par ricochet une grande durabilité. Pour le pêcheur ce type de plastique souple a le grand avantage d’être si souple que les poissons n’y voient que du feu lorsqu’ils l’attaquent et le tiennent plus longtemps entre leurs mâchoires ce qui donne plus de temps aux pêcheurs pour ferrer. Il est disponible en 12 couleurs, mais de mon côté trois ont été très efficaces : Budgie dans les eaux teintées du lac des Deux-Montagnes, ainsi que Baitfish et Pearl Watermelon dans les eaux plus nordiques. Un de mes bons amis et excellent pêcheur de doré, Sylvain Desjardins, a quant à lui connu beaucoup de succès avec la couleur Black Nightmare qui rappelle beaucoup l’aspect de la sangsue.
L’auteur avec un petit doré leurré à l’aide du leurre de plastique souple The Suspect de Rapala Crushcity. Ce nouveau leurre fut le coup de cœur de l’auteur en 2024.
MOT DE LA FIN
Voilà! J’espère que ces quelques suggestions de leurres et de techniques sauront vous aider lors de votre prochaine saison de pêche. En attendant go à la chasse au chevreuil…



