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QUESTIONS ET OPINIONS

Cette page est réservée aux lecteurs qui désirent poser des questions aux experts de 100% CHASSE PÊCHE ou encore émettre leur opinion concernant tous genres de sujets reliés aux grands domaines de la chasse, de la pêche ou du piégeage. Envoyez-nous vos questions ou opinion.

QUESTION

Tiques et viande de chevreuil

Nous avons un terrain de chasse  près de Granby.  Quelques-uns des chevreuils que l’on voit sur nos caméras, ont beaucoup de tiques. Est-ce que la viande de chevreuil qui a beaucoup de tiques est consommable?

Lucie Rosa

RÉPONSE

Voici la réponse du MELCCFP

Sans photo, il est impossible de bien répondre à la question, car il nous faut d’abord établir une liste de diagnostics probables. En effet, il est possible que ce que vous observiez sur les caméras ne soient pas des tiques. Des photos peuvent être transmises au Ministère en communiquant avec le service à la clientèle à l’adresse suivante : services.clientele@mffp.gouv.qc.ca.

Toutefois pour votre information, il n’y a pas de maladies connues au Québec qui peuvent être transmises aux cerfs par des tiques, et pour lesquelles l’humain pourrait s’infecter par la consommation de la viande. À titre d’exemple, il n’est pas possible de contracter la maladie de Lyme en mangeant de la viande de cerf.

Quoiqu’il en soit, il est toujours recommandé de porter des gants lors de l’éviscération et la manipulation d’une carcasse de gibier et de consommer la viande sauvage bien cuite, même si l’animal semblait être en parfaite santé. De plus, il n’est pas recommandé de récolter pour consommation un gibier qui présentait des signes évidents de maladie (maigreur, faiblesse générale, etc.).

Enfin, nous profitons de l’occasion pour vous informer des recommandations applicables si jamais un chasseur trouve une tique sur lui : https://www.quebec.ca/sante/conseils-et-prevention/sante-et-environnement/retrait-dune-tique-en-cas-de-piqure.

QUESTION

Tendreté des gros bucks chevreuil

Certains chasseurs de trophées mentionnent que la chair des chevreuils matures est aussi bonne et tendre que celle des jeunes mâles. Je suis un jeune chasseur et j’aimerais avoir l’heure juste à ce sujet.

S. Boivin

RÉPONSE

Tous les chasseurs s’entendent sur le fait que les gros mâles chevreuil donnent beaucoup plus de viande qu’un jeune cerf. Toutefois concernant la qualité et la tendreté de la venaison il ne fait aucun doute qu’un jeune chevreuil d’un an et demi ou deux an et demi procurera normalement une viande plus tendre qu’un vieux mâle et particulièrement lorsque celui-ci est récolté en pleine période de rut. Cela dit, un gros mâle ne sera pas nécessairement dur et immangeable car cela dépend beaucoup de son mode de vie et des efforts qu’il doit offrir pour s’accoupler. Certains grands mâles offrent une chair très acceptable alors que d’autres sont bons pour la viande hachée… Ceci dit je vous invite à lire l’article de mon collègue Réjean Lemay (professeur de boucherie à la retraite) qui signe un excellent article sur ce sujet dans l’édition de septembre de 100% CHASSE PÊCHE.

R.M.

QUESTION

Remblayage et stabilisation de berge

Lorsque je circule en embarcation sur mon lac préféré j’ai remarqué que plusieurs riverains propriétaires de maison ou de chalet ont déposé du remblai sur la rive de leur terrain dans le but évident de réduire l’érosion. Parfois le travail de dépôt est discret et peu dérangeant pour la faune, mais dans d’autres cas les travaux de stabilisation de la berge me semble très exagérés et définitivement problématiques pour la faune et les poissons. Je me suis toujours demandé si cette pratique était légale et autorisée par le ministère.

K. Denis

RÉPONSE

La réalité, c’est qu’à moins d’avoir obtenu les autorisations nécessaires, un riverain ne peut modifier la rive de sa propriété de manière à nuire à la faune ou à l’habitat des poissons. Voici d’ailleurs ce qu’on peut lire sur le site du ministère :

Protection des habitats fauniques
II convient de rappeler aux chasseurs que la loi protège les habitats fauniques. Ainsi, il est interdit à quiconque de faire, sans autorisation, une activité susceptible de modifier un élément biologique, physique ou chimique propre à l’habitat d’un animal ou du poisson. Cela peut signifier, par exemple :
-de déverser de l’huile, de l’essence ou tout autre déchet ou substance toxique en tout lieu, mais particulièrement, dans le cas de l’habitat du poisson, dans un lac, un marais, un marécage, une plaine d’inondation et un cours d’eau;
-de circuler à gué, avec un véhicule motorisé, dans de tels plans d’eau ou le long d’une rive ou d’un littoral;
-de construire, sur de tels plans d’eau, un barrage qui, en plus d’empêcher la libre circulation du poisson, peut modifier son habitat;
-de prélever ou déposer du gravier ou des roches dans le lit d’un tel cours d’eau ou d’y effectuer du remblayage.

N’oublions pas que tout milieu où il y a de l’eau, même de façon périodique (au printemps, par exemple), peut être vital pour le poisson. De simples petits travaux peuvent causer des dommages à son habitat. Si vous êtes témoin de tels actes, rapportez-les à un agent de protection de la faune en téléphonant à SOS Braconnage – Urgence faune sauvage au 1 800 463‑2191 ou en vous rendant à un bureau de la protection de la faune.

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